S’intéresser à une machine d’occasion pour négocier une neuve

Machine sur salonQuand on parle «équipement d’occasion » dans l’industrie, on pense «vieille machine robuste pleine d’huile »… c’est une idée à méditer lorsque l’on y regarde de plus près. Alors une machine reconstruite ou de démonstration, on est d’accord… c’est de l’occasion ! En s’y intéressant vous pourrez mieux négocier votre achat neuf ou au contraire, franchir le pas… et opter pour de la «presque neuve »!

 

 

1- Comparer avec une machine reconstruite :

Certains tours, centres d’usinage, machines d’électroérosion ou autres équipements reconstruits de A à Z par des professionnels passionnés sont tous simplement des bijoux de création ! On ne parle pas ici de machines révisées, «la révision» ne veut pour moi pas dire grand-chose, à moins de fournir un bilan technique comparé avec celui du fabricant ou avoir une liste des pièces changées.
Voici un exemple de machine reconstruite :

machine outil reconstruction

AVANT
Machine reconstruite par le Groupe Ledoux.

Machine Pitler apres reconstruction

APRES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors vous en pensez quoi ? Le châssis est d’époque, et tout le reste… remis à neuf. Avec une garantie obligatoire, voilà un vrai argument pour s’intéresser de plus près au marché de l’occasion, surtout qu’un tel équipement sera proposé environ 20% moins chère qu’une machine neuve provenant de chez le fabricant.

2- Trouver une machine de démonstration :

Difficile mais pas impossible, les machines de démonstrations sont proposées en général par les fabricants eux-mêmes ou par leurs représentants internationaux, n’hésitez pas à consulter les partenaires exclusifs. Un fabricant aura en effet du mal à vous en proposer une directement pour les raisons que vous aurez devinez.
Si vous avez le temps vous pouvez vous mettre en liste d’attente ou aller sur salon. Il n’y a qu’à s’interroger sur les couts de transport, manutention, levage pour comprendre pourquoi beaucoup de machines sur salon sont vendues avant la fin de l’évènement… alors si on y rajoute la notion d’objectifs commerciaux, voilà une bonne raison d’assister au premier jour d’exposition.

3 – Cas concret de négociation en neuf

Pour finir cet article je voulais vous raconter une histoire vécue il y a peu.
Un membre de ma famille recherchait une machine agricole, milieu connu pour être très concurrentiel… surtout en Bretagne.

La décision est prise : le tracteur sera acheté avant la moisson, dans 4 semaines. Contacts s’en suivent avec le fabricant, première négociation et geste commercial d’usage faisant, il m’est demandé mon avis… Je ne connais absolument pas le secteur ni les usages de ce secteur, cependant il m’est donné marque et type d’un model fabriqué selon l’intéressé en 2013… «Impossible de trouver en occasion !» qu’il m’est signalé…. Et bien sachez qu’il m’a ‘été possible de trouver le même équipement avec 150 heures de fonctionnement, pour 30 % le prix moins chère que celui négocié… toujours sous garantie, cela fait réfléchir non ? A chacun sa politique et ses possibilités vis-à-vis de la communication, la logistique et les vérifications…

Pour notre part, en présentant l’annonce trouvée, l’unique question à poser au vendeur a été «et vous que feriez-vous à ma place ? », l’histoire ne dit pas si le rabais a été maximum cependant quoi qu’il en soit mon cousin a été satisfait de sa négociation, il aura acheté neuf en faisant apparemment une affaire tout en gardant un service et garantie fabricant optimale.

Dans l’attente de vos commentaires et retours d’expériences.